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Echouage d'une Baleine à Bosse sur la Plage de Sèmè PDF Imprimer Envoyer
Écrit par webmaster   
Jeudi, 06 Mai 2010 13:31

Le Samedi 11 Juillet 2009 aux environs de 6h45, Nature Tropicale ONG a été alerté par les Ecogardes de Sèmè Kraké, qu’une baleine morte a échoué sur la plage de Kraké-Iro à environ 2km de la frontière Bénin- Nigéria.

Immédiatement une équipe de Nature Tropicale ONG s’est dépêchée sur les lieux afin de faire le constat et de prendre les dispositions urgentes qui s’imposent.

A l’arrivée de l’équipe sur les lieux, il a été noté qu’il s’agissait effectivement d’une baleine à bosse ou baleine jubarte (Megaptera novaeangliae) morte qui a échoué à sur la plage à environ un kilomètre des bornes de la frontière Bénin-Nigéria, dans la partie Béninoise, juste dans le village Glogbo adjacent aux bâtiments administratifs de la douane. Comme par le passé, une marée humaine évaluée à environ 150 personnes composée de curieux et des riverains des lieux bondait la plage et s’acharnait avec les moyens de bord (couteaux, coupe- coupes, haches …) sur la baleine morte afin d’en tirer soit un morceau de la viande soit celui de l’os. La preuve! Sur le chemin menant sur les lieux, l’équipe rencontrait déjà des riverains avec un morceau de la viande en décomposition ou de l’os en main ou dans un sachet et l’exhibait comme un trophée. Et à chaque fois que l’équipe les rencontrait ou s’en éloignait, l’odeur nauséabonde de l’animal en décomposition l’inondait malgré elle.

Rappelons que le dernier échouage sur la même place a eu lieu le mercredi 24 octobre 2007. Ce fut aussi une baleine à bosse. Et En ce moment la bataille avait été très rude pour qu’on accède à la carcasse. Les Ecogardes de Nature Tropicale ONG actifs sur la sauvegarde des espèces menacées ont pu récupérer une partie non négligeable d’environ 15 kg de l’ossement de cette baleine qui est aujourd’hui en exposition au Musée.

La baleine jubarte trouvée cette fois ci sur les lieux est longue d’environ neuf (09) mètres. Le flanc droit au sol, elle faisait environ un mètre vingt (1m20) de haut. Sa peau complètement décomposée a laissé place à la graisse qui couvre la surface de la mer. Cela donnait l’impression d’un miroir flottant qui reflétait agréablement au soleil. Aussi l’effet des vagues contribuait-elle à décaper les parties trop graisseuses.

Malgré l’état de décomposition très avancée de l’animal, les communautés riveraines des plages et villages voisins, comme à l’accoutumée, étaient munies de haches, machettes, couteaux et montèrent sur la baleine pour se tailler chacun sa part. Une petite interview réalisée sur les lieux nous a permis de savoir que certaines franches percevaient jusque là l’animal comme un monstre qui a beaucoup de vertus. Quant aux femmes et ceux qui ne pouvaient directement accéder à l’animal, ils payaient de modique somme juste pour avoir un morceau du trophée. Ceci montre que le grand public reste totalement ignorant de la présence de ces espèces proche de nos côtes pendant certaines périodes de l’année et surtout de l’impact négatif que pourrait avoir la manipulation de la chair en putréfaction sur leur santé.

Ainsi en raison des conséquences fâcheuses que peut avoir la manipulation sans aucune protection de ce genre de viande sur la santé des populations, l’équipe de Nature Tropicale ONG, avec à sa tête le Directeur de l’ONG, Monsieur Joséa Dossou-Bodjrènou, a spontanément organisé des séances de sensibilisation sur la plage. Ces séances se renouvelaient au fur et à mesure que de nouveaux groupes venaient sur les lieux pour voir l’animal ou avoir leur part de viande. Les séances portaient entre autre sur les risques (choléra, intoxication, infection…la mort) qu’elles encouraient en manipulant ou en consommant cette viande. Aussi, il leur a été montré des photos de baleines vivantes en général et celles à bosse en particulier ; des conseils pratiques ont été donnés à ceux qui ont déjà touché l’animal (désinfection des mains et vêtements..). L’équipe leur a rappelé que cette baleine fréquente le Golfe du Bénin, un sanctuaire pour sa reproduction de mi-août à mi-novembre de chaque année. Au cours de la sensibilisation, l’équipe notait aisément la sous information et l’inconscience de la majeure partie de la population non seulement sur le nom et la présence de l’animal dans les eaux béninoises, mais aussi et surtout sur les risques de maladies que peut entraîner entre autre la consommation de cette qualité de viande. L’équipe a aussi profité pour présenter aux populations, l’ONG Nature Tropicale, sa mission et ses actions en direction des espèces menacées comme les tortues marines, les baleines les lamantins etc.

Deux jours après à marrée haute, le reste de l’animal est emporté en mer comme d’habitude. Mais il est important de souligner que durant ces jours là, Nature Tropicale a engagé ses propres moyens matériels et financiers pour récupérer les os de l’animal avec la collaboration des agents de la Direction des Forets et Ressources naturelles en poste à Seme et dans l’Oueme-Plateau. Mais l’incivisme des populations n’a pas permis de réaliser ce rêve. Et pour cause, aussitôt le départ de l’équipe et de quelques gardiens responsabilisés pour la surveillance des lieux, les cordes qui retenaient la carcasse ont été coupées par des inconnus. La dépouille de l’animal, avec la hauteur de la marée est simplement repartie. A l’arrivée le lendemain sur les lieux, une équipe a été constituée pour inspecter la côte et pour retrouver la dépouille. Mais c’était tard, elle n’avait vu en mer qu’une infirme partie de l’animal et tout le travail auparavant effectué fut donc vain.

Somme toute, la baleine qui a échoué aux larges de Sèmè serait morte naturellement ou après une collusion accidentelle avec les hélices d’un navire. Avant son échouage, elle aurait passé environ deux semaines en mer après sa mort en raison de son état de décomposition avancée, la pollution du littoral par sa graisse et l’odeur répugnante qu’elle dégage. Il est très important que des actions soient désormais menées en faveur de populations côtières afin de les conscientiser pour un changement qualitatif de comportement face à ces phénomènes. L’échouage d’une baleine n’état pas aussi fréquente, il est utile que des actions soient engagées afin de disposer des matériels didactiques de sensibilisation et de formation sur ces espèces menacées en Afrique. Il y va de la gestion durable de nos ressources naturelles.

Mise à jour le Samedi, 12 Novembre 2011 23:42
 
 
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