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Aires Marines Protégées Communautaires PDF Imprimer Envoyer
Écrit par webmaster   
Dimanche, 13 Décembre 2009 14:45

Création des Aires Marines Protégées au Bénin


Une Aire Marine Protégée (AMP) est une zone délimitée en mer y compris la zone littoral où des mesures particulières de gestion sont mises en œuvre dans un objectif de protection du milieu marin.

La création d'une AMP est associée à un objectif local de développement socio-économique et articulé avec une gestion durable des ressources naturelles.

Une Aire Marine Protégée se caractérise également par des mesures de gestion mise en œuvre au profit de l'objectif de protection : suivi scientifique, programme d'actions, réglementation, surveillance, sensibilisation des populations locales...

Les Aires Marines Protégées (AMP) ont plusieurs rôles :

- Protéger ou la reconstituer les ressources halieutiques,

- Protéger de la biodiversité,

- Faciliter le rétablissement de l'écosystème après des perturbations anthropiques ou naturelles majeures

- Servir de refuge contre la pêche destructrice pour des espèces vulnérables

- Enrichir les lieux de pêche grâce au "débordement" de poissons


Depuis 1998, Nature Tropicale ONG, la première ONG Béninoise membre de l’UICN, s’est résolument engagée dans la sauvegarde des espèces menacées et des écosystèmes en danger. Elle met l’accent sur la sauvegarde des tortues marines, du lamantin d’Afrique et des baleines proche de la côte du Bénin avec la collaboration de diverses autres Institutions locales qu’étrangères. Elle a noté que l’allure que prend la dégradation du littoral du Bénin qui n’est que de 125 km est loin de satisfaire au principe d’utilisation durable. Il s’agit entre autres de :

** l’érosion côtière dans le complexe Est;
** l’urbanisation anarchique des côtes, l’occupation des plages de ponte, la construction anarchique d'habitations et d’infrastructures touristiques sur les plages ;
** la pollution organique due aux déversements incontrôlés des déchets domestiques et municipaux dans les zones humides et surtout les débris et sacs plastiques;
** la dégradation de l’habitat marin et la pollution par les filets abandonnés en mer ;
** la dégradation de la végétation du littoral due à la pression démographique sans cesse croissante ;

** la pollution marine transfrontalière due au déversement dans la mer des eaux usées de l’usine de phosphate de Kpémè au Togo ;

** les pollutions par les hydrocarbures provenant des plates-formes pétrolifères, les transbordements, les forages et les dégazages sans oublier le trafic illicite et à la manipulation des produits pétroliers sur les plans d’eau ;

** le ramassage du sable marin sur certaines plages ;

** la prédation humaine des ressources biologiques du littoral reste la plus inquiétante

Nature Tropicale ONG a retenu au Bénin certains sites particuliers pour engager le processus de création des AMP et des sanctuaires de sauvegarde des espèces en danger.

** Sanctuaire des Tortues Marines à Donatein Cotonou
** Site des anciens Wharfs à Cotonou (Placodji),
** Ouidah et Grand-Popo (Gbèkon)
** Tracé du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO) le long du littoral du Bénin

** Le Sanctuaire du Lamantin d’Afrique à Sagon (Ouinhi) ; Bonou et Dangbo (Tokpli, Kessounou, Navêli) ; Aguégués (Goukon)


Dans le cadre de la préservation de ses ressources biologiques, la République du Bénin a adhéré à de nombreuses Conventions internationales dont la Convention sur la Diversité Biologique, la Convention sur les espèces migratrices (CMS), le Mémorandum d’Accord sur les Mesures de conservation des tortues marines de la côte Atlantique de l’Afrique et la Convention relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitat des oiseaux d’eau (Convention Ramsar)…

Sur la base de cette dernière, quatre sites (1017, 1018, 1668 et 1669) ont été inscrits sur la liste des zones humides d’importance internationale. Il s’agit des complexes Est et Ouest se situant dans la partie méridionale du pays, le site Ramsar du Complexe W et de la zone humide de la rivière Pendjari. Les deux premiers écosystèmes jouent un rôle socio-économique très important en fournissant la majeure partie de la production halieutique nationale et beaucoup d’autres ressources alimentaires au Bénin. Malheureusement, ces sites ne bénéficient d’aucune aire protégée en dehors de quelques forêts et plans d’eau sacrés.  Depuis 1998, Nature Tropicale ONG, la première ONG Béninoise membre de l’UICN s’est résolument engagée dans la sauvegarde des espèces menacées et des écosystèmes en danger. Elle met l’accent sur la sauvegarde des tortues marines, du lamantin d’Afrique et des baleines proche de la côte du Bénin. Elle a noté que l’allure que prend la dégradation du littoral du Bénin est loin de satisfaire au principe du développement durable. Il s’agit entre autres de l’érosion côtière; l’urbanisation anarchique des côtes, l’occupation des plages de ponte, la construction anarchique d'habitations et d’infrastructures touristiques sur les plages ; les pollutions diverses et surtout organique due aux déversements incontrôlés des déchets domestiques et municipaux dans les zones humides et surtout les débris et sacs plastiques; les filets abandonnés en mer. La prédation humaine des ressources biologiques du littoral reste la plus inquiétante.

Ces menaces pourront être accentuées par la mise en œuvre de nouveaux grands projets de développement tels que l’aménagement du Port Autonome de Cotonou (Millenium Challenge Account – MCA), le projet de lutte contre l’érosion côtière, la construction très prochaine de la zone franche industrielle à Sèmè, le projet écotouristique de la Route des Pêches entre Cotonou et Ouidah et le programme de lutte contre l’érosion côtière…etc Espérant que l’intérêt économique que présentent certaines zones proches du littoral ne prenne pas le dessus sur la conservation des ressources biologiques et la vie des communautés locales riveraines et conscient qu’aucune émergence, qu’aucun développement ne pourrait être durable s’il contribue à détruire de façon irréversible les écosystèmes fragiles et les ressources biologiques qui s’y trouvent, Nature Tropicale ONG a trouvé la nécessité d’engager avec différents partenaires ; l’approfondissement des réflexions sur certains sites pilotes d’intérêt qui se situent dans le complexe Est et Ouest des zones humides du Sud Bénin afin de doter enfin le Bénin d’Aires Marines Protégées. Il s’agit entre autres de la mer côtière à la hauteur de l’Hôtel El Dorado à Akpakpa Cotonou.  La sécurisation des lieux et l’installation des Dispositifs de Concentration de Poissons (DCP)  dans la zone va beaucoup militer en faveur des tortues marines, mais aussi aux autres ressources marines et aux communautés côtières. Et le processus en cours permettra certainement à terme, la mise en place de la première Aire Marine Protégée Communautaire au Bénin. Ainsi, une chance sera donnée à la protection des espèces et des habitats vulnérables, la protection des stades biologiques fragiles (lieux de ponte et d’alevinage, sites de nidification) et l’amélioration de la productivité de la pêche dans la région et les retombées socio-économiques pour les communautés locales. On assistera certainement à la reconstitution des ressources aux environs du site. Après cette reconstitution du milieu, les communautés pourront trouver des retombées financières à travers la pêche sportive autour des DCP.

Mise à jour le Mercredi, 12 Juin 2013 11:05
 
 
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