Très tôt le matin du vendredi 24 avril 2026, la patrouille de la Brigade de Protection du Littoral et des Plages (BPLP) a interpellée sur la plage de EREVAN à Cotonou, quatre (04) individus surpris en détention d’une tortue olivâtre adulte qu’ils ont soigneusement ligotée et voulaient transporter en plus d’une centaine d’œufs déterrés de la plage.

Ces présumés braconniers tombent ainsi sous le coup de la loi sur la protection de la faune qui punie sévèrement les infractions liées à ces types d’espèces. Bien heureusement, la bienheureuse tortue n’est pas encore passée à la casserole. Elle a donc été libérée dans son milieu de vie naturel en mer par les agents de la BPLP. Les œufs ont été incubés sur le site d’écloserie de Togbin avec l’espoir d’un fort taux de résultats après leur manipulation maladroite.

Gardés à vue par les forces de l’ordre qui les ont arrêtés les présumés braconniers de tortues marines ont été présentés au Procureur de la République ce lundi 27 avril 2026. Des suites, ils sont déposés en prison en attendant leur procès prévu au 22 mai 2026, un jour dédié par la communauté internationale pour célébrer la biodiversité à l’échelle internationale.
Ces cas refont surface certainement après le répit constaté dans la lutte acharnée contre les crimes liés aux espèces menacées sur nos côtes et à l’intérieur du pays par le Programme d’Appui à la l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-Bénin) piloté par Nature Tropicale ONG au Bénin pour appuyer le ministère en charge de l’environnement et celui de la Justice et de la Législation.
C’est le lieu de rappeler aux populations béninoises que pendant le mois de Juin à Décembre de chaque année, les tortues marines viennent sur les plages du Bénin pour les pontes et sont confrontées à des interactions avec les humains aussi bien en mer côtière que sur les plages.
C’est aussi le lieu de rappeler que ces tortues marines sont des espèces intégralement protégées par des conventions internationales que le Bénin a ratifiées (CDB, CITES, CMS, convention d’Abidjan, Mémorandum d’Accord d’Abidjan…) et par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de faune en République du Bénin et ses décrets d’applications. Cette loi prévoit des peines d’emprisonnement allant de trois (03) mois à cinq (05) ans et des amendes. C’est ce que risque toute personne surprise commettant les infractions contre les tortues et autres espèces intégralement protégées.
Pour appuyer l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin), désormais, Nature Tropicale ONG porte partie civile aux côtés de l’administration Forestière, de la Police Républicaine (BPLP, Police Fluviale) et la Marine Nationale pour défendre et donner plus de chances à la préservation des espèces menacées au Bénin.
Il est maintenant nécessaire que les nombreux réseaux spécialisés d’OSC qui existent au Bénin et dans la sous région Afrique de l’Ouest et du Centre se donnent les mains pour travailler ensemble afin d’accompagner le développement durable dans le respects de nos engagements internationaux et nos lois et réglementations nationales, l’Article 27 de la Constitution du Bénin, oblige!!
Merci à la BPLP pour la promptitude et le professionnalisme
Merci à la DGEFC pour la collaboration
Merci aux différents partenaires à la conservation des espèces menacées au Bénin ;
Vive la sauvegarde des tortues marines;
Vive Nature Tropicale ONG.
*C/Com Nature Tropicale ONG* ,
*www.naturetropicale.org*
