Des captures accidentelles, intentionnelles ou non des tortues marines sont enregistrées tous les ans au Bénin et le long de la côte atlantique de l’Afrique en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Ce phénomène qui reste un facteur important de massacres des tortues marines se justifie par le fait que, au Bénin, du mois de juin à janvier de chaque année, des tortues adultes femelles doivent visiter les plages sablonneuses pour les pontes de leurs œufs. Ces espèces grandement migratrices parcourent de grandes distances en mer pour rejoindre leurs plages de prédilection pour les pontes. Pendant ces périodes, des engins de pêche autorisés ou non en activité de pêche en mer côtière barrent par endroits les couloirs de migration vers les plages. Certains engins non autorisés comme le ’’Chalut bœuf” ou “Keli-keli”, les filets à requins, occasionnent de nombreuses captures et massacres.


En une semaine, plus d’une douzaine de tortues marines adultes sont signalées capturées par la pratique de la senne de plage à Grand-Popo.
Les cas d’échouages de tortues marines mortes sont signalés toutes les semaines.
Les différents conflits homme/faune à la suite de ces captures montrent l’urgence des actions communautaires concertées pour mieux protéger et valoriser les tortues marines conformément aux nombreux engagements pris par le Bénin et les états de la sous-région.
Il est noté quelques résistances au niveau de certains pêcheurs pour la libération des tortues marines capturées pour divers raisons. La mobilisation des forces de l’ordre est quelques fois indispensables pour soutenir les Ecogardes dans leurs actions.
Il est urgent que des mesures idoines soient prises pour limiter les dégâts. Les nombreuses actions de sensibilisation et d’application rigoureuse des lois portent leurs fruits. Il est maintenant nécessaire que le gouvernement prenne ses responsabilités en privilégiant le dédommagement des pêcheurs dont les filets sont déchirés par les tortues.
La mise en œuvre des plans d’aménagement et de gestion des aires marines protégées permettra de donner plus de chance à la gestion durable des ressources marines et côtières au Bénin et en Afrique de l’ouest.
Il est à saluer, la prise de conscience des communautés côtières, les Ecogardes à sauver les tortues marines et la collaboration des forces de l’ordre dont la Brigade de Protection du Littoral et des Plages (BPLP), la Police Républicaine, l’Etat-Major de la Marine Nationale du Bénin, la Base Navale de Cotonou, Sèmè Podji et Grand-Popo, la Brigade Forestière Spéciale de Protection des Écosystèmes Côtiers et Marins (BFSPECM), Direction Générale des Eaux, Forêts et Chasse (DGEFC) pour la préservation de nos ressources marines et côtières.
C/Com Nature Tropicale ONG


